mot maquis

 

Accueil > à propos > (essayons de nous rassembler un peu)

(essayons de nous rassembler un peu)

Bio (sort of)

"Je suis écrivain" parce qu’il faut bien dire quelque chose, "je suis écrivain" donc, depuis que j’ai réalisé que "j’écris" (beaucoup plus juste) laisse penser que je ne suis pas engagée totalement dans l’entreprise, alors oui, si on veut, "je suis écrivain", pourquoi pas, mais je ne suis pas écrivain quand j’écris, quand j’écris je me fonds dans le paysage, quand j’écris j’écris et je ne suis pas plus écrivain que boulangère, quand j’écris je m’oublie.

J’anime aussi des ateliers d’écriture, ce qui a tout à voir avec l’activité d’écrire, j’en ai déjà parlé ici.

Travaux en cours

Le Journal du brise-lames, chantier transmédia qui se concrétise peu à peu sous différentes formes : expositions, performances, publications sur sites… et aussi sous la forme d’un FPS littéraire, jeu vidéo dans lequel le lecteur aura la possibilité d’explorer librement un univers en 3D fait de textes, sons et images.
TEASER visible ici.
Performance à Beaubourg en septembre 2013 dans le cadre de la manifestation « Chercher le Texte », au Petit théâtre de la Gare à (Argelès-Gazost), au CRIC (Nîmes), au Salon du livre de Casablanca, au Centre d’art La Fenêtre (Montpellier), au Marché de la Poésie (Paris), à la ZAL (Montpellier), aux Beaux Arts de Montpellier, à l’Escale du livre (Bordeaux)...
Résidence d’écriture au Centre des arts d’Enghien sur 2013-2014 et résidence de création en compagnie de Stéphane Gantelet au Chalet Mauriac en octobre 2015.
Bourse DICRéAM (CNC) 2014, bourse SCAM 2015 et soutien de la Région LRMP

L’Almanach Mézenc (titre provisoire), almanach revisité qui aurait pour objet « l’épuisement » d’un territoire qui m’est cher, le plateau ardéchois
Résidence Médicis-Clichy-Montfermeil de janvier à juin 2017

Des espèces de dissolution, récit surgi ou comme "tombé" du projet d’almanach

Publications

Laissez-passer, aux Editions de l’Attente (2016)
"Half-life 2 le jeu" in Chimères 88 (2016)
Une chambre à écrire (2016) à L’Ire des marges, avec Michèle Lesbre, Sophie Poirier et Dominique Sigaud
Elles en chambre (2014) aux éditions de l’Attente
Poreuse (2012) chez Publie.net
Sujets Sensibles (2009) chez Publie.net
Participation à la revue numérique D’ici Là (n°4 et n°5, n°6, n°7 et n°9, n°10)
Collaboration au projet Etant donnée de Cécile Portier, performances juin 2013 au festival Kolyada Plays (Russie) et juillet 2013 à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Vous pouvez désormais naviguer sur le site Etant donnée et lire la visite guidée de l’œuvre sur la revue Itinéraire.

Articles

Grand entretien avec Jean-Philippe Cazier pour Diacritik à l’occasion de la sortie de Laissez-passer : "Traverser les frontières"
Lecture de Laissez-passer par Claude Favre dans Cahier Critique de Poésie
« Laissez-passer » de Juliette Mézenc : entre-je(ux) de casse-briques et de mail(les), un article d’Eric Darsan sur Addict-Culture
Faites-passer !, un article de Marlen Sauvage sur Les ateliers du déluge
Article sur 1 2 3 D Terres, FPS littéraire collectif dans Culture et Recherche N°134
"Juliette Mézenc : Elles en chambre", un article signé Jean-Philippe Cazier sur Mediapart (et aussi sur Diacritik)
"Vivrécrire", une critique de Sabine Huynh parue dans la Nouvelle Quinzaine Littéraire (n°1139)
Juliette Mézenc : de la « chambre à soi » à « Elles en chambre », article d’Oliver Quelier sur Grandeursrvitude
A propos d’Une chambre à écrire, un article de Sophie Poirier sur L’Expérience du désordre
"Sur le Web, les écrivains ne se cachent plus pour écrire", de Natacha Margotteau sur Rue89
"Liber : room, room, room !", d’Elsa Gribinski sur JunkPage
"Poreuse, l’écriture", de Marie Cosnay sur Mediapart
Présentation de Poreuse par François Bon sur Tiers Livre
Lecture de Poreuse par Guillaume Vissac sur le blog de Publie.net + "En mode shuffle, réflexion sur la littérature non-linéaire", toujours par Guillaume Vissac
"Sujets sensibles et numériques", un entretien avec Ariane Bach et Aurélie Gellé, propos recueillis par Jean-Michel Le Baut pour le Café Pédagogique
"Numérique : réinventer la lecture", un article de Kenza Sefrioui dans TelQuel

PDF - 142.1 ko

"Juliette Mézenc, du papier au numérique", de Lise Valette dans Midi Libre

PDF - 351.7 ko

Autres petites coïonneries

Participation au collectif Général Instin, ce cher Gé ! Des vidéos des performances sont en ligne sur remue.net
Création de vidéopoèmes avec Stéphane Gantelet pour des expositions et mises en ligne sur différents sites, la plus récente : "Une presqu’île n’est pas une île" sur tapin²
"Deleuze et nous", texte écrit pour Mediapart à l’invitation de Jean-Philippe Cazier
"L’heure des phrases fantômes", dans la série "Ecrire aujourd’hui" sur Diacritik, à l’invitation de Jean-Philippe Cazier
Participation au débat "Littérature numérique : chercher le texte !" + performance avec Stéphane Gantelet à la Bpi Centre Pompidou
Intervention à la BnF dans le cadre du colloque « Les métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique : vers un renouveau des humanités ? » : lecture d’un « pecha kucha » associant images et texte sur le thème « écrire web ou comment s’invente la littérature aujourd’hui »
Pecha Kucha "Le journal du brise-lames, terrain de je/u" présenté au centre Cerise à l’invitation d’Anne Savelli et disponible en ligne sur remue.net
Participation au festival Entre chien et loup

Ateliers d’écriture

Nombreuses interventions dans les établissements scolaires, les musées, les hôpitaux, les médiathèques, la BnF etc.
Auteur intervenant au DU Animateur d’Atelier d’Ecriture (Université Montpellier III)


Qu’est-ce qu’écrire ?
Nécessité de soumettre le terme à la question (on aimerait tant laisser les mots dans leur flou,
celui d’avant la compréhension nette et péremptoire, certifiée par le dictionnaire, classée et
répertoriée, le flou et l’ouvert de la première fois… et en même temps cette passion du
dictionnaire que je n’utiliserai pourtant pas pour le mot qui nous intéresse ici) avant de
commencer. La vision est nette, je sais, je sais ce qu’écrire est, pour moi, je n’ai jamais pu
parler qu’en mon nom, mais les mots pour le dire se bousculent, se chassent les uns les autres,
et lorsqu’ils arrivent, malaisément, ils me paraissent lourds, patauds, peu aptes à traduire
l’expérience.
Ce qu’écrire n’est pas.
Ce n’est pas dévider du texte même « bien » écrit, sans fautes.
Ce n’est pas construire un texte équilibré, bien dosé, avec les ingrédients qu’il faut, là où il
faut.
Ce n’est pas se répandre sur la feuille (mais ce peut être un préalable à l’écriture).
Ce n’est pas écrire malin : une historiette qui fait mouche.
Ce n’est pas une partie de rodomontades (t’as vu, j’ai du vocabulaire, et l’imparfait du
subjonctif, là, hein).
Ce n’est pas expliciter le monde, représenter clairement ce qui est complexe et confus.
Ce n’est pas faire de l’esprit.
Ce n’est pas enjôler le lecteur, chercher à le séduire ou le choquer, c’est du pareil au même.
Encore moins chercher à le convaincre. Ce n’est pas se soucier du lecteur même si l’autre est
toujours présent dans l’écriture, les autres : un fourmillement au creux de l’écriture.
Ce n’est pas jeter une forme sur le papier et au revoir la compagnie.
Ce n’est pas reproduire.
Bien.
Ecrire c’est.
Partir d’un point sourd.
Désirer un territoire proche mais inconnaissable, dissimulé et qui reste dissimulé. Ce serait
comme chercher un enfant qui se serait si bien caché qu’on ne le retrouve plus et l’écriture
serait la trace de nos pas dans les salles vides de ce que l’on y cherche, il est pourtant là,
l’enfant. On l’invente en le cherchant.
Ecrire, c’est cerner son secret.
S’engager dans cette exploration la tête vide, le corps en alerte.
Prendre le risque de ne rien trouver.
Etre seul sur le parcours, face à soi-même, avec tous les autres dedans (il s’agit de les amener
progressivement à se calmer, qu’ils arrêtent d’hurler, de bavarder, leur signifier notre désir de
mieux les entendre).
Produire le texte qui ne peut être écrit que par soi-même pour la seule raison qu’il sera écrit à
partir de soi-même, de ce point sourd et multiple, seul point d’appui, pourtant fragile,
impossible à localiser et identifier, mais plus réel que tout le reste (et cela n’a absolument
rien à voir avec la question autobiographique).
Ecrire engage (et cela n’a absolument rien à voir avec une quelconque littérature engagée).

mercredi 30 janvier 2013, par Juliette Mézenc

Licence Creative Commons
les images et les oeuvres numériques du site sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
ISSN 2428-6117
.