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bonnes femmes

il y a : j’attends, elle dit. Elle se gratte la cuisse vigoureusement, presque jusqu’au sang. L’autre à côté lit Sylvia Plath, « les Baby-sitters ». Cet été-là nous portions des lunettes noires pour cacher nos yeux. Qu’est-ce que tu dis ? J’ai dû dormir dans la même chambre que le bébé sur un lit de camp trop petit, Et le môme de sept ans refusait de sortir si les rayures de son pull n’étaient pas assorties aux rayures de ses chaussettes. J’attends mes règles. Mais je ne savais pas cuisiner et les bébés me donnaient le cafard. Ah oui c’est pénible ça, les jours avant. La nuit, j’écrivais par dépit dans mon journal, les doigts rougis De brûlures triangulaires, d’avoir repassé des ruchés minuscules et des manches bouffantes

lundi 12 septembre 2011, par Juliette Mézenc

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ISSN 2428-6117
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